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Saint-Bruno-de-Montarville, le 22 juin 2015,  en ce 22 juin, premier jour de l’été, la tradition veut que l’on se lance dans le début d’un grand cycle de prise de vacances pour bien des membres. Les grands enjeux, eux, ne prennent pas de vacances. L’austérité pousse les employeurs à ne ménager aucun effort afin de remettre en question leurs besoins en ressources humaines, surtout avec les coupures de transferts du gouvernement Couillard. Les services à la population seront-ils maintenus? Nos emplois et nos conditions de travail seront-ils remis en question pour permettre à nos employeurs d’équilibrer leur budget? Quel droit de gérance sera invoqué dans le cadre des mesures prises par nos employeurs pour y arriver? Permettons-nous de soulever ces questions.

Nos membres sont exposés à un environnement de travail qui tend à se dégrader : l’épuisement professionnel, surcharge de travail, relations de travail envenimées (absentéisme, démotivation, pression indue parfois perçue, à tort ou à raison, en geste d’intimidation ou de harcèlement). Ce n’est pas alarmiste de le dire, c’est une réalité. Et l’employeur qui ne le reconnait pas se fait complice de la problématique grandissante. Ne devrions-nous pas réfléchir à un contrat social? Plaisir au travail peut-il rimer avec productivité?

Quand une ville (Longueuil pour ne pas la nommer) se permet d’accorder un contrat culturel en PPP en contribuant financièrement sur trois (3) ans jusqu’à hauteur de plus de $ 1, 500, 000.00 à sa mise en forme, il y a de quoi à être sceptique. Est-ce à ça que serviront les sommes récupérées dans nos régimes de retraite, sommes récupérées aussi par l’abolition de postes ou par la réduction des heures de travail de postes déjà à semaine réduite dans la fonction publique municipale, notamment aux loisirs? Nous sommes en droit de nous questionner, en tout respect.

 

Restructuration des régimes de retraite

Depuis février dernier, la loi 15, mieux connue sous l’appellation du projet de loi 3 sur la restructuration des régimes de retraite, a nécessité l’octroi de ressources syndicales et financières afin de faire face aux obligations de cettedite loi. Il faut se rappeler que nous retrouvons cinq (5) régimes de retraite à prestation déterminée, assujettis à la loi 15 :

  • Le régime de retraite des cols blancs de l’agglomération de Longueuil, couvrant l’ensemble des salariés bénéficiant de ce régime chez les cinq (5) employeurs (villes).
  • Le régime de retraite des employés aux piscines et brigadiers scolaires de l’arrondissement de Saint-Hubert, ville de Longueuil, bénéficiant de ce régime en vertu de leur convention collective respective.
  • Le régime de retraite des employés brigadiers scolaires de la Ville de Saint-Lambert, bénéficiant de ce régime en vertu de leur convention collective respective.
  • Le régime de retraite des employés aux piscines de la Ville de Boucherville, bénéficiant de ce régime en vertu de leur convention collective.
  • Le régime de retraite des brigadiers scolaires de la Ville de Brossard, bénéficiant de ce régime en vertu de leur convention collective.

Des rencontres ont eu lieu ce printemps pour l’ensemble de ces régimes de retraite à l’exception de celui des employés aux piscines et brigadiers scolaires de l’arrondissement de Saint-Hubert. Exceptionnellement, spécifiquement pour le régime touchant le plus de membres, soit celui couvrant les cols blancs de l’agglomération de Longueuil, le syndicat a déposé le 25 mai dernier une demande de report prévue à l’article 26 de la loi 15, considérant que nous satisfaisons les critères permettant que la période de négociation puisse être reportée au 1er janvier 2016 bien que nous ayons déjà eu deux séances de négociation ce printemps. Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes toujours en attente du retour de l’employeur sur cette demande syndicale.

Nous constatons aussi que les motifs gouvernementaux appréhendant un déficit catastrophique de plus de $ 4 milliards pour l’ensemble des régimes de retraite à prestation déterminée du secteur municipal n’étaient qu’un prétexte afin de mieux vendre dans l’opinion publique la nécessité de cette loi, les derniers chiffres établiraient ce déficit à un peu plus de $ 2 milliards. Vous n’êtes pas sans savoir que cette loi fait l’objet d’une contestation juridique par les syndicats.

Il est important de vous rappeler que tout règlement obtenu dans le cadre de cette négociation forcée ayant pour effet de modifier les conditions existantes de vos régimes de retraite doit faire l’objet d’un vote d’acceptation lors d’assemblées spéciales (générale et locales) par les membres couverts par chacun de ces régimes.

Il est trop tôt à ce stade-ci pour pouvoir énoncer clairement les hypothèses définitives de travail qui permettront d’en arriver à des règlements sur chacune des tables de négociation, auxquels nous serons assujettis. Vous serez avisés dès que ces hypothèses prendront définitivement forme. Soyez-en assurés.

 

Négociations de vos conditions de travail

La ronde de négociation de la convention collective des cols blancs de Saint-Lambert, dont le contrat de travail expirait le 31 décembre 2013, a fait l’objet d’une entente de principe le 16 juin dernier et le projet sera présenté très bientôt aux membres afin de le soumettre au vote.

La négociation de la convention collective des cols blancs de Brossard, tout comme celles des brigadiers scolaires de Brossard et de Saint-Lambert, dont les contrats se terminaient le 31 décembre 2014 sont nos prochaines priorités sur notre écran radar de 2015. Il est un peu tôt pour dresser le portrait de 2016, mais il faut s’attendre à un effort considérable, car sept (7) contrats de travail expireront dès le 31 décembre de la présente année. Pour ces derniers, attendez-vous à être consultés dès cet automne, vos officiers syndicaux locaux seront au rendez-vous. Le seul répit se retrouvera du côté des cols blancs de Saint-Bruno-de-Montarville dont la convention collective arrive à expiration le 31 décembre 2016 et des employés aux piscines de Saint-Lambert qui seront sans contrat de travail à compter du 1er janvier 2018.

Je tiens à vous souhaiter un été, malgré tout, plein d’espoir; prenez le temps de recharger vos batteries, pensez à vos familles qui tiennent à vous et passez de bons moments avec elles. Nous demeurons à votre service.

 

Amicalement,

 

Votre président

 

Signature André Duval

André Duval