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Saint-Bruno-de-Montarville, le 4 mars 2015Femmes en marche pour l’égalité, solidaires contre l’austérité.  Telle est la thématique cette année à l’occasion du 8 mars, journée internationale des femmes, renouvelant plus que jamais le devoir de rappeler cet objectif essentiel d’atteindre un jour la réelle égalité entre les hommes et les femmes.

Le mouvement syndical a été, et sera toujours l’un des fers de lance des forces vives de la société dans la promotion de cette égalité. Nous sommes malheureusement en présence de gouvernements complices de l’imposition d’obstacles et de reculs dans cette marche des femmes vers leur pleine égalité et émancipation. Sous des airs de rigueur budgétaire se cache le réel désir de réduire d’un trait le filet social qui a été construit au fil des décennies, fruit de batailles longues et difficiles. Dans les faits, c’est de l’austérité pure dont il est question. Il est reconnu par tous, études à l’appui, que les premières victimes de l’austérité sont les groupes de femmes. Les cibles sont claires et sans équivoque: c’est tout le filet social qui est visé, que ça soit en santé, en éducation, l’aide aux agriculteurs, l’environnement, dans le domaine des mesures de protection des travailleuses et travailleurs, dans les centres de la petite enfance (CPE), dans les groupes d’aide communautaire, etc.

Les effets sont foudroyants et viennent saper les bases mêmes de la société dans laquelle nous avons décidé de vivre ensemble, une société plus juste, plus égalitaire et où les chances de réussite sont à la portée du plus grand nombre de citoyennes et citoyens possible. La survie de nos programmes sociaux a atteint un niveau de fragilité sans précédent. À titre d’exemple, l’assurance-emploi n’est accessible que pour à peine 40 % des travailleuses et travailleurs qui en font la demande, pire encore quand on ne tient compte que des travailleuses, le taux chute à 30 %. Et que fait-on avec les surplus? Ça se retrouve dans les coffres de l’état à coup de dizaines de milliards alors qu’Ottawa ne verse pas un sou dans cette caisse pour laquelle les travailleuses, travailleurs et employeurs contribuent. C’est du vol institutionnalisé.

Les municipalités ne sont pas en reste, les restrictions qui leur sont imposées par les « banquiers » du gouvernement Couillard se transforment en réduction de services ou d’augmentation de frais pour les usagers. L’exemple le plus frappant nous est venu récemment de la Ville de Longueuil qui a annoncé son intention, le 28 janvier dernier, à plus de 20 consœurs (eh bien oui, c’est une catégorie d’emploi à haute prédominance féminine) et confrères de travail occupant la fonction de moniteur de centre à semaine réduite, de procéder à une réorganisation de leur horaire de travail se traduisant par le retrait de plages optionnelles de travail, tout en évacuant la notion de travail sécuritaire qui fait partie de leur réalité, obligeant des salariées à travailler seule dorénavant. C’est sans parler de l’effet qu’a la réduction des heures de travail sur leur régime de retraite. C’est ça l’austérité.

Nous avons le devoir d’agir, nous ne pouvons rester indifférents, une réflexion s’impose. Pourquoi donc nos gouvernements ne s’attaquent-ils pas à l’évasion fiscale, aux paradis fiscaux, aux banques qui engrangeant près de 40 milliards de profit annuellement? Devons-nous laisser faire ces gouvernements qui se font élire sous de fausses représentations? Ces gouvernements qui nous ont caché leur réel objectif : faire passer la classe moyenne à la caisse.

ON N’A JAMAIS VOTÉ POUR ÇA!

C’est pour ces raisons, contre vents et marées, qu’il faut prendre notre place dans ce monde. Nous avons le pouvoir de changer les choses, l’histoire nous a appris que l’action syndicale fait progresser les valeurs d’une société qui se respecte, qui s’humanise. C’est aussi pour ces raisons que les femmes doivent prendre leur place, nous devons continuer de travailler ensemble à cet objectif, en totale solidarité.

Au nom de votre conseil exécutif, je vous souhaite une journée internationale des femmes à la hauteur de nos aspirations.

Le président des SREM – SCFP, section locale 306,

André Duval

journée de la femme 2015