JE SUIS CHARLIE.  Ce cri du cœur, lourd de sens, me vient immanquablement en tête au moment où je m’apprête à vous écrire mon premier mot du président depuis mon élection à la tête de notre syndicat le 17 décembre dernier. D’ailleurs, je tiens à vous dire tout de suite à quel point je suis fier de pouvoir vous représenter à ce titre, pour les trois prochaines années. Je m’engage à ne pas vous décevoir dans votre volonté de changement.

Je reviens sur mes premiers mots. Loin de vouloir briser la tradition du nouvel an où l’on se souhaite tout ce qu’il y a de mieux et tout ce qu’il y a de bien, c’est quand même dans ce contexte tragique que je vous le souhaite à toutes et tous. Ce drame français est une tragédie internationale. La liberté d’expression fait partie de nos mœurs et de notre vie démocratique. Elle est le fruit de batailles dures et nobles. Le droit à la critique est un incontournable dans une société démocratique. Le droit de parler librement des actions de nos élites politiques, religieuses, économiques et même syndicales est essentiel à l’évolution et à l’amélioration de notre vie en société.

Cela dit, maintenant, parlons des orientations de la présidence.

N’étant en fonction que depuis le 12 janvier dernier, je désire vous rappeler que lors de cette campagne à la présidence, je vous ai parlé de transparence, d’écoute et de consultation permanente, j’entends tenir ces engagements. De grands défis devront être relevés au cours des trois prochaines années. Vous me permettrez de prendre le temps de planifier le calendrier de nos actions d’ici les prochaines semaines, en totale collaboration avec les élu(e)s de nos instances syndicales. Il y a tant à faire, j’aurai l’occasion de vous tenir informés, soyez-en assurés.

Dans cette volonté de respecter mes engagements, guidé par la justice et l’équité, j’ajouterais deux autres thèmes qui me tiennent à cœur et qui vous rejoignent certainement, soit la rigueur et l’éthique. Lors du conseil exécutif spécial qui s’est tenu le 16 janvier dernier, mes premiers gestes ont été de déposer un Avis de renonciation par la présidence de l’application de certaines modalités prévues à la politique de remboursement de dépenses encourues dans le cadre d’activités syndicales, ainsi qu’un Avis de conversion de l’allocation des dépenses pour la présidence de l’annexe « B » des statuts en faveur d’un fonds de dépenses discrétionnaires pour l’année 2015 (ces documents sont disponibles sur demande, par courriel au scfp306@scfp306.ca ou par téléphone au 450-441-1334). J’entends également déposer d’ici peu au conseil exécutif un projet de resserrement des règles et du déroulement du processus électoral qui pourrait prendre la forme d’un amendement à nos statuts.

Outre la négociation de vos conventions collectives qui arriveront à terme d’ici peu, si ce n’est pas déjà le cas, notamment pour les cols blancs et les brigadiers scolaires de Brossard et de Saint-Lambert, il y a l’enjeu de taille de la négociation imposée par le gouvernement libéral à Québec, à la suite de l’ignoble loi sanctionnée (le mot est bien choisi) le 5 décembre 2014 sur la restructuration des régimes de retraite à prestations déterminées. Comme vous le savez, la Coalition pour la libre négo avait déjà signifié que les syndicats ne laisseraient pas passer ce geste sans en contester la légalité devant les cours de justice, ce qui pourrait prendre plusieurs années, mais pour le moment nous devons prendre les moyens nécessaires afin de minimiser les impacts qui nous affecteront collectivement. Nous garderons le contact avec vous afin de vous tenir informés des développements à venir.

Je prendrai la plume fréquemment afin de vous rejoindre et je vous invite à nous contacter si vous avez des suggestions ou commentaires. Le nouveau site internet (www.scfp306.ca) et la page Facebook de notre section locale sont accessibles mais nous allons incessamment nous assurer de leur mise à jour continue, les directives ayant été transmises au comité d’information.

Solidairement et amicalement,

André Duval, président